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La Mauritanie

La Mauritanie est une surprenante rencontre du Maghreb et de l’Afrique noire, marquée par sa diversité ethnique : la population, encore fortement ancrée dans l’appartenance tribale, se répartit en parts égales entre Arabo-Berbères et Négro-Africains.
La Mauritanie est par nature une terre de passage, un carrefour de cultures. Très commerçant, le pays est parfois encore traversé par des caravanes. Dans ce trait d’union entre Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, on croise des Occidentaux partis plus ou moins à l’aventure, avec leur propre véhicule, sur la route du Sénégal, du Mali ou bien plus loin encore… ou, dans l’Adrar principalement, des trekkeurs venus défier les dunes.
La Mauritanie est l’un de ces pays où l’on peut encore goûter aux espaces infinis, à l’illusion d’une liberté sans conditions. Mais vous serez surpris d’y trouver aussi des usines modernes, un réseau GSM omniprésent et, parfois, des voitures de luxe.
Dans cette région, l’une des plus chaudes du globe, il faut être très prudent si l’on s’aventure dans le désert. Dans les vents de sable et de poussière de la Mauritanie, il n’y a plus d’ombre et on perd facilement le nord.

Faire un trek dans le désert de l’Adrar, à la découverte de la surprenante variété des paysages qui semblent pourtant si uniformes au premier coup d’œil. Découvrir le méconnu et magnifique parc national du Diawling, digne équivalent du parc national du Djoudj (de l’autre côté du fleuve Sénégal). Arriver à Koumbi Saleh, légendaire capitale de l’empire ghanéen, dont les ruines partiellement déterrées permettent de laisser libre cours à son imagination. Boire un thé à la menthe aux côtés des habitants très accueillants de l’oasis de Terjit…
A découvrir:
Nouakchott
nouakchott
Bien qu’elle ne soit pas la capitale économique du pays, Nouakchott (850 000 hab.) est une ville assez dynamique, chose incompréhensible, car on est en plein désert, le point d’eau le plus proche étant à 70 km. Née de rien, choisie comme capitale en 1960, Nouakchott est une ville champignon dont certains quartiers sont encore en construction. L’intérêt de cette ville réside dans son artisanat : on y vend tout, absolument tout, et à bon marché.
Banc d’Arguin
banc d'arguin
Site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1989 et classé zone humide d’importance internationale à la convention de Ramsar, le Banc d’Arguin couvre une superficie de 12 000 km2 (dont 6 300 de domaine maritime) de part et d’autre du 20e parallèle. On y rencontre des paysages magnifiques (bancs de sable, dunes, vasières), une multitude d’espèces animales (plus de 280) et des herbiers marins. C’est une réserve qui abrite nombre d’oiseaux migrateurs venus de France, de Hollande ou même de Sibérie : mouettes, cormorans, goélands, hérons cendrés…
Nouadhibou
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À 525 km au nord de Nouakchott. Anciennement Port-Étienne (à l’époque coloniale), Nouadhibou (95 000 hab.) était à l’origine la première escale africaine de l’Aéropostale. C’est ici que se déroule l’action de Terre des hommes d’Antoine de Saint-Exupéry. L’explosion de l’industrie de la pêche a transformé la face de la ville, avec le développement du port autonome pour la pêche industrielle, ainsi qu’un port artisanal pour les piroguiers mauritaniens et sénégalais. Fait étonnant, la baie est un véritable cimetière d’épaves de bateaux. Nouadhibou est la porte d’entrée de la Mauritanie à partir du Maroc.
Route de l’Espoir
route de l'espoire
Le trajet de Nouakchott à Néma s’appelle la route de l’Espoir parce que, tel un cordon ombilical, elle facilite l’accès entre les régions reculées du Tagant (massif montagneux) et des deux Hodhs, et la côte. C’est la route qui mène au Mali et vers le Niger.
Oualata
oualata
Difficile d’accès, perdue au milieu du désert, Oualata se trouve à 3 h de piste de Néma. A l’entrée de la ville, un fortin construit en 1912 sous l’autorité française fait penser à un monolithe. Arrivé au pied de la citadelle, vous découvrirez la ville et ses vieilles pierres. Ses origines connues remontent aux environs de 500 après l’hégire, soit au XIe s. C’était à l’époque la porte du Mali et le carrefour des routes transsahariennes du Maroc, du Sénégal et de la route vers l’Inde. Les maisons traditionnelles de Oualata sont faites de pierres rectangulaires et de ciment d’argile. Elles sont recouvertes en façade d’un mélange de terre, de charbon de bois, de gomme et de bouse de vache.

Martinique

La Martinique en créole martiniquais Matinik, Matnik ou Lamatinik, aussi surnommée « l’île aux fleurs », est une île des petites Antilles ou îles du Vent, collectivité territoriale unique, région ultrapériphérique européenne située dans les Caraïbes et département français d’Amérique. Elle fait partie des Antilles françaises depuis 1635, année d’installation de la première colonie française par Pierre Belain d’Esnambuc.

Elle doit son nom actuel à Christophe Colomb, premier Européen à la découvrir le 15 juin 1502. Elle était alors appelée Madinina, Madiana ou Mantinino4 par ses habitants, les Kali’na5, qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola[pas clair]. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, Mada et enfin, par influence de l’île voisine de la Dominique, il est devenu « Martinique ». En langue caribe, l’île était aussi appelée Ioüanacaéra ioüana, iguane et caéra, île  c’est-à-dire l’île aux iguanes.

La Martinique est une île de carte postale, véritable ensorceleuse, qui sait amadouer le visiteur grâce à ses plages de sable blond pour mieux le séduire ensuite avec ses richesses intérieures. En Martinique, il y a certes le ciel, le soleil et la mer… mais aussi des champs de canne à sucre, des chemins forestiers hors du temps, des villages du bout du monde, des jardins fantastiques qui font oublier l’avancée du béton, et pléthore de paysages, dignes des plus belles cartes postales.
La Martinique surprend par sa particularité de marier l’inconciliable : sucre et rhum, pluie et soleil, bleus qui font mal aux yeux et verts tendres. Les alizés et les cyclones. Les volcans et la végétation paradisiaque. Les souvenirs d’époques fastueuses et le péché originel de l’esclavage. L’indolence, les klaxons de bienvenue, la « tchatche » charmeuse et l’orgueil sourcilleux, les bouffées imprévisibles de violence.
Cette île, on n’a pas d’autre choix que de l’aimer. Ici, peu de ruines grandioses ou de musées fascinants. Aux indifférents, la Martinique n’offre que l’ennui, sitôt passée l’envie de plage et de ti-punch. Mais une fois mis au rancart le paradis des brochures, la petite France des cocotiers, la réalité antillaise fascine, bouleverse et captive.
La Martinique, cette « île courage », résiste aussi bien aux cyclones qu’aux tremblements de terre. Même si l’ouragan Dean est encore dans toutes les mémoires, l’île est redevenue verte, vivante…

A découvrir:

Sillonner les petites routes autour des Anses-d’Arlet, pour arriver en fin de journée à l’impressionnant rocher du Diamant. Découvrir la Martinique sauvage et authentique en parcourant l’un des sentiers pédestres de la pointe de la Caravelle. Perfectionner son surf à Anse Bonneville, la plus belle plage de la Caravelle.
Remonter le temps en visitant l’habitation Clément. Entreprendre l’ascension du Chinois (la montagne Pelée).
Faire une plongée dans l’un des nombreux clubs de l’île avant de lézarder sur une plage. Suivre la route de Grand-Rivière…

Fort-de-France
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Sur la côte ouest de la Martinique se trouve Fort-de-France, la seule grande ville de l’île. Sa capitale, aussi. La baie qui l’abrite frappe par sa splendeur. On y vient volontiers à Fort-de-France pour une demi-journée ou une journée pour faire le marché, courir les boutiques ou se balader dans le centre ancien, mais si vous ne faites que passer en vitesse, sans lever le nez ou en visite organisée, n’espérez pas trop trouver une architecture typique ni un art de vivre préservé.

Grand-Rivière
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La route menant à Grand-Rivière est d’une étourdissante beauté. Ce minuscule petit port de pêche est charmant, avec ses petites embarcations multicolores. On peut passer des heures à regarder les pêcheurs rentrer au port avec leurs superbes yoles multicolores. Grand-Rivière est calme et détendu, avec ses rues étroites et ses maisons de bord de mer, toutes portes ouvertes.

Les Salines
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Les Salines, qui figurent parmi les premiers sites naturels visités du pays, se situent sur la commune de Sainte-Anne. Avec son sable blanc et ses cocotiers penchés sur la mer, la plage des Salines reste la plus belle et surtout la plus grande de la Martinique, et l’une des plus grandes de la Caraïbe.

Montagne Pelée
montagne pelée

Avec ses malheureux 1 397 m, la montagne Pelée au nord de l’île, point culminant de la Martinique, sait pourtant se faire craindre de la population. L’éruption de 1902 a laissé de terribles souvenirs dans la mémoire collective. Bien s’il semble être plongé dans un profond sommeil, le volcan de la montagne Pelée est toujours considéré comme actif.

Papouasie Nouvelle-Guinée

La Papouasie-Nouvelle-Guinée partage l’île de Nouvelle-Guinée avec l’Indonésie et possède plus de 600 autres îles tropicales dont les plus importantes sont la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne (principales îles de l’archipel Bismarck) et l’île Bougainville.

Cette destination diffuse un fort parfum d’exotisme en tant que territoire parmi les plus reculés et inaccessibles du globe occupé par des ethnies au mode de vie à l’opposé du nôtre.

A voir / A faire :

• Les trois quarts de la superficie du pays sont couverts d’une forêt primaire ou secondaire où vivent deux tiers des espèces d’orchidées du monde, 9 000 types de plantes, 700 groupes d’oiseaux, 250 styles de grenouilles, 450 espèces de papillons, 200 variétés de reptiles et plus d’une centaine de différents serpents. Vous pourrez entreprendre une croisière sur la rivière Sepik pour admirer cette diversité et aller à la rencontre des ethnies vivant sur ses rives. Un de ses affluents, la Karawari, et les villages Arambak des alentours, se découvrent en pirogue.

• Si vous désirez découvrir la flore du pays sans avoir à monter une expédition, vous pourrez visiter le Jardin botanique national de Port Moresby, le Variata National Park de Sogeri à proximité, le Moitaka Wildlife Sanctuary ou encore le Jardin botanique de la ville de Lae.

• Les Highlands sont les terres les plus peuplées et les plus fertiles du pays. Pour découvrir cette région, empruntez la route qui part de Lae pour rejoindre, par la Kassim Pass, Kainantu et visiter le centre culturel des Highlands de l’Est. Vous traverserez ensuite les montagnes jusqu’à Goroka et le village d’Asaro, suivrez la vallée de la Wahgi pour remonter jusqu’au mont Hagen et continuerez jusqu’à Mendi, la vallée de Poroma, Tari et Koroba. Dans cette région, ne manquez pas les villages des tribus Huli et Duna, réputées pour leurs décorations et peintures corporelles, et les somptueux paysages qui bordent le lac Kutubu.

nouvelle guinée

• Les possibilités de randonnées sont impressionnantes. Vous pourrez rallier par exemple la côte nord et la côte sud en empruntant le Kokoda Trail ou découvrir les panoramas et les villages traditionnels du mont Wilhelm. Pour les marcheurs débutants, la balade côtière Wedau – Alotau s’agrémente de baignades et de parcours dans la jungle.

• Les plages du golfe de Papouasie, au sud, sont les plus fréquentées, mais celles situées autour de Madang, jolie ville côtière, sont également agréables et offrent leur barrière de corail aux plongeurs.

• Cinq volcans actifs et seize éteints ou dormants font de La Nouvelle-Bretagne une île très montagneuse. Elle offre des sites de plongée sur sa côte nord où barracudas, dauphins et parfois requins évoluent dans un décor d’éponges gigantesques. Près de Rabaul, ancienne capitale de l’île détruite par une éruption volcanique en 1994, gisent des épaves de bateaux japonais qui datent de la Seconde Guerre mondiale et abritent aujourd’hui une faune marine impressionnante.

• La Nouvelle-Irlande est très peu fréquentée par les touristes même si elle offre des plages magnifiques et des endroits très agréables pour se détendre comme Kavieng, où l’on pourra louer une bicyclette, faire de la plongée, du canoë-kayak, du surf et bien d’autres activités.

• Les îles Trobriand méritent le détour pour leur culture traditionnelle toujours vivante. La beauté de l’artisanat des habitants et la fête des ignames au début du mois de juillet marqueront les esprit.